Recycler un livre en hérisson porte cartes

Ou comment transformer le vieux Guy Des Cars trouvé

chez mamie en porte-carte trognon ?

Attention, cet article peut heurter la sensibilité des accrocs du vieux papier… Lecture déconseillée aux non-digitaleux !

Le livre hérisson trônant fièrement sur la commode de Suricate

Le livre hérisson trônant fièrement sur la commode de Suricate

Chez l’Atelier de la Libellule à Lunettes, on récupère tout. Et quand je dis tout, c’est le fameux « TOUT » qui est suivi du « parce qu’on sait jamais » (variante possible: « ca peut toujours servir »). Autant te dire que les garages, caves et greniers à notre disposition sont envahis de trésors (bien que ce ne soit pas le terme employé par nos moitiés respectives…).

Dans nos nombreuses cavernes d’Ali Baba, se trouve une collection de vieux bouquins sortis des placards de nos grands-mères.
Je te rassure quand même, les collectors – éditions limitées – valeur sentimentale sont bien traités et trônent dans des bibliothèques dignes de ce nom (la bibliothèque en carton alvéolaire est d’ailleurs en construction, je te donne de ses news dans quelques temps). Pour les autres, ils attendent sagement, soit de trouver preneur sur le Bon Coin, soit de se transformer en oeuvre d’art, telle une citrouille en carrosse.


Souris ou hérisson, telle est la question !


Pour les Harlequin et autres romans ne trouvant grâce aux yeux bigleux de La Libellule à Lunettes, point de citrouille, mais du hérisson (ou souris selon mon neveu de 6 ans qui me soutient mordicus qu’après lui avoir dessiné des moustaches et une queue cela ressemble plus à Ratatouille qu’au héros de la pub Spontex). Le hérisson, c’est mignon, c’est trognon, et le plus gros peut se faire un direct live de ton canap’ un jour d’extrême flemmingite aiguë.

Côté matériel, il te faut donc dénicher un vieux bouquin. Le livre idéal est de type poche, à couverture souple et contenant entre 200 et 300 pages (oui tu vas pouvoir justifier sans problème l’occupation du canapé durant quelques heures vu le nombre de pages à plier qui t’attend…). Evite de te la jouer Warrior du pliage en prenant un livre beaucoup plus gros, car au-delà de 300 pages, l’exercice devient périlleux.

Pour le reste: un marqueur noir pour lui griffonner le museau, des yeux mobiles (ou des boutons, ou des ronds de tissu, ou de feutrine, ou…. tu prends bien ce que tu veux !) que tu fixeras au pistolet à colle chaude, deux morceaux de tissu pour constituer les oreilles, une agrafeuse, de la colle et enfin un carton rigide (type carton gris) sur lequel tu viendras coller ton chef d’oeuvre.

T’es prêt ? Voici comment réaliser ce DIY !

Tout d’abord, commence par n’avoir envie de rien faire, tout du moins, pas grand chose. Choppe un créneau d’une ou deux heures sur le planning d’occupation du canapé et vautre toi confortablement. L’idéal étant d’avoir un support rigide pour réaliser parfaitement le pliage, je te conseil de te munir d’un plateau. Perso, c’est mon support d’ordi portable qui me sert de plan de travail portatif. Merci donc au géant Suédois pour cette idée merveilleuse et à Doudou pour avoir eu pitié de mes cuisses en surchauffe à chaque utilisation du PC !

Maintenant que tu es bien installé, il va falloir t’armer d’une légère dose de patience… 300 pages, respires… Go ! Commence par cibler le milieu de ton livre, de façon à ce qu’il y ait le même nombre de pages à gauche comme à droite. Une page se plie en 2 endroits. 1er acte: tu prends le coin supérieur que tu ramènes au centre du livre, de sorte à former un triangle. 2ème acte: tu prends le bord de la page que tu viens rabattre au centre du livre. Voilà. Enfin voilà…. Il te reste plus qu’à le faire 300 fois ! Une fois que tu as terminé la moitié du livre, tu attaques (pas avec les dents hein..) l’autre moitié.

Et là, ton quotas canapéthérapie est épuisé. Faut pas déconner non plus. Reste encore à fignoler le tout. Lève toi et marche jusqu’à ton atelier – plan de travail – table de la cuisine – table basse – que sais-je encore. Maintenant, on s’attaque à la couverture. Arme-toi d’un cutter et découpe la en suivant les contours du hérisson. Sur un morceau de carton gris, positionne la bestiole, puis trace son contour. Découpe. Tu n’as plus qu’à coller le carton sous le hérisson. Cela permet de rigidifier la structure. Pour cela, utilise de la colle chaude, ou scotch double faces. Pour un peu plus d’esthétisme, pense à donner un coup de peinture sur la partie cartonnée.

Reste les petits détails. Rien de plus simple. Pour les oreilles, découpe un morceau de tissu avec un bout arrondi. Replie l’autre extrémité sur elle même et agrafe cette partie à l’une des pages (cible un minimum pour éviter que notre hérisson se retrouve avec une oreille au sommet du crane… ça fait mauvais genre). Un coup de noir sur le museau, et des yeux mobiles fixés au pistolet à colle. Tadaaaaaaaa ! Maintenant, tu peux t’en servir comme porte carte de visite sur le comptoir de ta boutique, porte-photo sur ton bureau ou encore dans la chambre du loupiot.

Et ton grumeau à toi, il en pense quoi… Hérisson ou souris ?